Coups de coeur

Dada Africa

Ouverts sur le monde, les dadaïstes l’étaient de manière particulièrement évidente. C’est ce qui est mis en avant à l’exposition Dada Africa au Musée de l’Orangerie où sont présentées les influences extra occidentales sur les artistes du mouvement dada.

Les arts africains, asiatiques et moyens-orientaux ont servis de sources d’inspiration à une époque où la guerre faisait rage et où bons nombres de valeurs occidentales volaient en éclat.

Les arts de ces continents ont permis l’enrichissement de l’art dadaïste et plus généralement celui de l’occident, enrichissement qui ne s’est pas démenti depuis, bien au contraire.

Dada Africa au Musée de l’Orangerie jusqu’au 19 février 2018.

by Christophe

La Dispute (vers 1940), photocollage de Hannah Höch

La Place

Il y a un an, quasiment jour pour jour, un nouveau lieu culturel nait à Paris : La Place.

Avec ses 1 400 m2 au coeur des Halles, entièrement dédiés au hip-hop (avec deux grands H), La Place accueille de nombreux évènements et artistes de toutes les disciplines de cette culture, qui n’a plus à prouver son dynamisme créatif.
Rappeurs, danseurs, DJ’s, beatboxeurs, graffeurs, mais aussi conférenciers et spécialistes nous présentent tous les soirs des événements et concerts.
La Place, ce sont aussi 8 espaces de créations(studios, salles de concerts, de projection de films…) pour que tous les canaux de diffusion, live comme numériques rendent gloire aux acteurs du Hip-Hop.

Courez découvrir ce lieu (public ne l’oublions pas !) et sa culture, bien plus ouverte et riche que les (encore trop nombreux) clichés nous le laissent entendre.
http://laplace.paris/

by MC David

Petit paysan

Ce mois-ci, courons au cinéma découvrir l’excellent premier long-métrage de Hubert Charuel « Petit paysan ».

Le film a pour cadre la vie paysanne et plus particulièrement l’élevage bovin, et le réalisateur (qui en est lui-même issu), nous propose un thriller campagnard original et efficace !

Le héros, jeune paysan solitaire et débordé fait tout pour cacher aux autorités la probable maladie de ses chères vaches… Intrigue simple (largement inspirée par l’affaire de la vache folle), mais résultat haletant, habile, sincère et remarquablement filmé. Les acteurs sont par ailleurs tous excellents, et beaucoup sont des amis et des proches du réalisateur “en herbe”.

Meuh !!!

By David

UP#3 de Lang et Baumann

A l’occasion de son 500e aniversaire, Le Havre a demandé à des plasticiens de créer des sculptures gigantesques dans la ville.

L’oeuvre UP#3 (9.2 × 11.5 × 10 m) de Lang et Baumann est une construction qui fait penser à l’oeuvre de l’Espagnol Chillida mais constituée de lignes droites et blanches. Parce qu’elle est posée au milieu de la plage, la perception que l’on a, évolue au fil de la journée en fonction du soleil, des nuages, de la pluie…

Mystérieuse et énigmatique, l’oeuvre ne laisse pas insensibles les badauds qui la voient de loin, puis qui tournent autour, agréablement surpris par cette présence, puissante et belle.

A découvrir sur la plage du Havre jusqu’au 5 novembre

by Christophe

Ross Lovegrove

Une fois n’est pas coutume, c’est un designer, Ross Lovegrove, que nous mettons à l’honneur dans la culturette. Mais en y regardant de plus près, c’est bien plus qu’un designer, c’est également un artiste, un philosophe, un écologiste ou un poète.
Né en 1958 à Cardiff, Ross Lovegrove est aussi un écologiste – voir un permaculturien (!) – avant l’heure. Sa démarche de designer prend en compte l’ensemble de la chaine de la construction des objets, pour être le plus harmonieux possible et concilier, ce qui souvent ne l’est pas, le beau, l’efficacité et l’économe.

Centre Georges Pompidou jusqu’au 3 juillet 2017.

by Christophe

Sgt Pepper’s Lonely Heart Club Band

Il existe finalement peu d’occasion de voir le mot « incontournable » prendre une signification réelle et définitive.
L’exposition sur les 50 ans de l’album des Beatles « Sgt Pepper’s Lonely Heart Club Band », régulièrement en tête du top ten rock de l’humanité, en fait partie.
Rendez-vous à Radio France jusqu’au 29 juillet pour découvrir ou redécouvrir cette pierre angulaire de la pop, ce bijou musicale absolu, dans lequel toutes les mélodies les plus efficaces et les arrangements les plus fous des Fab’ Four, nous font exploser les oreilles et vriller le cerveau. « … So let me introduce to you… »

Sgt. Pepper’s experience jusqu’au 29 juillet 2017. Maison de Radio France

By David

On l’appelle Jeeg Robot

Encore du ciné pour mon coup de cœur ??
Oui, mais l’originalité de ce long-métrage italien On l’appelle Jeeg Robot est telle, que je ne pouvais l’éviter. Mélange parfait entre le film de super-héros et de mafia façon Gomorra, le film est un cocktail d’humour (noir), de drame intime, de violence graphique, de suspense et de bastons héroïques. Trash et drôle, néo-pas-réaliste, une BD virtuose et créative made in Italy et pleine de folie.

By David

Y de Yaron Herman

Nouvel album du pianiste de jazz Yaron Herman Y chez Blue Note. Yaron prend la tangente rock, électro, blues et vocal puisqu’il s’associe, le temps d’un morceau, avec -M-, le bassiste de The Dø, le producteur Dream Koala ou le bluesman Hugh Coltman. Album très éclectique donc où les surprises sont au rendez-vous car Yaron aime l’expérimentation et les rencontres, avec beaucoup d’enthousiasme. Et cela s’entend !
by Christophe

Citoyen d’honneur

Plongeons dans l’humour noir bien dosé et maitrisé du film argentin « Citoyen d’honneur » ! Un écrivain à succès, prix Nobel, retourne dans son village d’origine. Accueilli en star au début, les choses se gâtent par la suite… Et notre homme comprend que ses écrits sulfureux sur les gens du village n’ont pas plu à tout le monde. Entre les « Chiens de Paille » et « Delivrance » mais sur un ton plus léger, le film est d’une audace folle, et la drôlerie et le malaise font bon ménage… Jouissif !
By David

Pedro AH Paixao

Belle découverte au Salon du dessin contemporain qui vient d’avoir lieu au Carreau du Temple. Pedro AH Paixao, artiste et philosophe portugais ayant fait une partie de ses études à Chicago, dessine avec grande sensibilité de petits formats, s’inspirant de personnages, paysages, mythes de l’histoire de l’art. Les oeuvres exposées, sujets profonds, fantomatiques ou légers, toutes de couleur rouge, laissent entrevoir un trait d’une grande délicatesse, qui n’est pas s’en rappeler celui des grands maîtres.
by Christophe